mercredi 2 mai 2012
Réflexion TRÈS personnelle en ce qui concerne notre petit monde...
Wow... quelle journée chargée! Pas
nécessairement chargée en ce qui concerne l’horaire, mais plutôt chargée en ce
qui a trait à l’information que mon cerveau a dû absorber durant les dernières
heures! J’ai l’impression que je vais avoir beaucoup de difficulté à écrire des
paragraphes qui se tiennent puisqu’il y a tout simplement trop de choses à dire
sur la matière. Tout me sort par les oreilles! Je dois tout de même dire que ce
fut une journée très enrichissante et instructive puisque nous avons eu la
chance d’accueillir Mathieu Roy, un homme qui en connaît BEAUCOUP, mais
BEAUCOUP à propos de TOUT. Honnêtement, comme l’a dit Mélissa durant le cours,
je me sens quelque peu ignorante moi aussi. Je n’écoute pas beaucoup les
nouvelles, je ne suis aucunement la politique et j’ai souvent de la difficulté
à comprendre tout ce qui se rapporte à l’économie. Par contre, tout m’a semblé avoir
du sens, s’uniformiser et avoir une certaine cohésion. De plus, les divers
exemples donnés par Mathieu, par les profs, ainsi que par mes collègues m’ont aidée
à mieux saisir ce dont on discutait. Cet après-midi, j’ai assisté à la
présentation du film. Je dois dire qu’il s’agit d’un documentaire choquant et
très révélateur. Évidemment, je n’aurais pas tout compris si ce n’était pas de
la rencontre que nous avons eu ce matin. Les images étaient magnifiques, faisant
hommage à l’immense beauté de la nature qui nous est offerte. Nous avons eu la
chance d’entendre plusieurs auteurs, activistes, scientifiques et professionnels
dans le domaine, et tous ont su me toucher d’une façon bien particulière. Chaque
mot, chaque phrase et chaque réflexion étaient, à mon avis, nécessaires afin que
le documentaire soit complet, donne le résultat escompté et provoque l’impact
désiré.
Je voudrais maintenant attirer votre
attention sur une question que Noémie a posée en classe. La situation actuelle est-elle
davantage le résultat de la nature humaine ou de la culture? J’ai trouvé
intéressant le fait que le cerveau humain soit programmé pour réagir aux menaces
à court terme et non celles à long terme. Je crois qu’au plus profond de nous,
nous savons tous que nous ne sommes pas conçus pour vivre ce mode de vie, dans
ce genre d’univers. Nous sommes beaucoup trop axés sur la consommation, sur
l’aspect matériel, sur la performance. Cela n’est pas nouveau puisque l’on ne
fait que le répéter sans cesse. Effectivement, la première chose que je fais
lorsque je reçois un de mes travaux est de regarder la note que le prof m’a donnée.
Nous sommes pris en otage dans ce mode de
vie. Dans un de mes travaux du semestre d’hiver, j’ai compris comment la femme
était dominée par l’homme et comment, à force d’être exposée à ce rapport de
domination, elle en vient à le trouver normal, voire naturel, et s’y soumet, tout
simplement. C’est exactement la même chose pour notre façon de vivre! Parfois,
je regarde autour de moi et je me demande quel est notre problème! Que sommes-nous
devenus? J’ai l’impression que l’humain a tout sacrifié au dépens du profit et
qu’il a peur de pitcher de la crème glacée par terre, de sortir sentiers
battus, de faire les choses différemment. Un des profs a mentionné l’autre jour
qu’il avait pris l’initiative d’écrire, et ce chaque jour, une chose qui
l’avait rendu heureux ou un moment où il avait vécu du bonheur durant la
journée. Je trouve cette action plus qu’honorable, celle-ci nous permettant de
réfléchir au sujet de notre quotidien. Mais, si l’on y pense, l’humain ne
devrait-il pas être heureux pendant chaque minute de sa vie? Il fait lui même
ses choix, bâtit ses projets, décide de son avenir... Il est certain qu’il y a
des périodes plus difficiles, mais j’ai l’impression que nous sommes devenus,
en quelque sorte, une espèce robotisée. Nous travaillons, travaillons et
travaillons comme des défoncés, mais dans quel but? Pour l’argent? Pour le
prestige? Parce qu’on se dit que nous n’avons rien de mieux à faire? Parce que
c’est ce qu’un humain fait? Parce que nous n’avons pas le choix?... Je dis
souvent que j’aimerais revenir en arrière, c’est-à-dire à la période des
chasseurs-cueilleurs. Oui, il est vrai qu’il était plus difficile de se nourrir
et de survivre, mais j’ai la nette impression que les gens étaient plus
heureux, plus sereins, plus en paix... Étant étudiante en psychologie, je sais
à quel point les troubles anxieux sont aujourd’hui très répandus! Dans le
temps, ils pensaient tout simplement à VIVRE. De nos jours, est-ce que l’on
sait vraiment ce que vivre une vie veut dire?
Mon plan de vie (je suis très
planificatrice) est de faire 4 ans à l’Université de Hearst et d’obtenir mon
bacc en psychologie. Suite à cela, je ferais probablement une maîtrise de 2 ans
à l’Université d’Ottawa. Puis, les chances sont que je marierais, aurai des
enfants et que je vais tout simplement travailler jusqu’à ce que j’ai 60 ans, faisant
de mon mieux afin de faire une petite différence dans la vie des gens.
J’attendrai patiemment la retraite. À 60 ans, je ferai quelques voyages, si je
n’ai pas trop de dettes, pour finalement me rendre compte que je suis rendue
trop vieille pour faire du vélo avec mon chien. Vu de cet angle, je trouve que
mon avenir me parait quelque peu ennuyant, mais cela semble être le modèle de
vie que tout le monde adopte. Une petite vie normale dans un monde... perturbé.
Parfois, j’aimerais tout changer. Où est l’amour, la paix, la joie, le bonheur,
l’entraide, le soutien, le rire, la détente, le partage, la solidarité? Ce
n’est surement pas votre maison, votre ordinateur, votre écran plasma ou même
votre piscine qui vous amène le bonheur. Regardez autour de vous et demandez-vous
ce qui vous rend profondément heureux. Du moins... l’êtes-vous vraiment?
En ce moment, je regarde mon chien. Il est
étendu sur le dos et il dort. Aucun stress. Il vit sa vie minute par minute et
il est bien. Ce serait amusant si tous les humains se transformaient en chiens.
Plus d’argent, plus de gouvernement à chier, plus de révolte, seulement que les
lois de la nature, une meute (comme le dirait si bien Cesar Milan) et la vie.
Et alors, peut-être notre planète bleue se porterait mieux et peut-être qu’elle
pourrait, à son tour, respirer de l’air frais.
Je crois que la simplicité est la plus
belle chose au monde, surtout la simplicité d’esprit. Notre monde est devenu si
complexe par notre faute que ça en devient étourdissant. C’est pourquoi je me
suis fait tatouer le mot Simplicité sur mon bras. Pour moi, c’est une valeur
des plus importantes.
P.-S. Je n’ai vraiment aucune idée d’où je
sors tout cela, mais nous avions carte blanche, alors j’en aie profité. J’ai
aussi écouté les conseils de Jean-Pierre concernant le français.
mardi 1 mai 2012
Réflexion de la journée
J’ai trouvé très intéressante la plénière
au sujet du court vidéo mettant en vedette David Suzuki. Plusieurs points ont
été soulevés auxquels je n’avais pas du tout pensé, entre autres en ce qui
concerne l’éducation et la croissance de la population. De plus en plus, je
trouve que le format du cours est très intéressant puisqu’il permet à chacun
des membres de partager ses réflexions et d’exprimer son opinion à propos de
divers sujets, ceux-ci étant toujours en lien avec le progrès.
Je trouve que les professeurs ont bien
présenté le plan de cours et qu’ils ont su choisir des méthodes pédagogiques
ainsi qu’une méthode d’évaluation qui sera efficace, propice et favorable à l’apprentissage
de tous.
Je dois avouer que le projet d'engagement/solution m'effraie quelque peu. Je crois qu’il sera plus facile pour moi d’arriver à mettre sur pieds quelque chose d’intéressant ou d’accomplir une bonne action si je suis en équipe. Le projet s'annonce quand même bien puisque je fais déjà partie d'un groupe composé de quatre personnes!
Je dois avouer que le projet d'engagement/solution m'effraie quelque peu. Je crois qu’il sera plus facile pour moi d’arriver à mettre sur pieds quelque chose d’intéressant ou d’accomplir une bonne action si je suis en équipe. Le projet s'annonce quand même bien puisque je fais déjà partie d'un groupe composé de quatre personnes!
Des images représentatives
Cette image m'a fait pensé à la discussion que nous avons eu concernant les instances gouvernementales et l'environnement.
Nous traînons maintenant tout ce poids sur nos épaules et cela nous nuit...
L'anthropocène - 2e cours
Qu’est-ce que la notion d’anthropocène me
dit sur l’avenir?
Il est aujourd’hui évident que
l’anthropocène, surtout avec toutes les preuves existantes et les recherches
qui ont été effectuées, est bel et bien LA nouvelle époque géologique dans
laquelle nous sommes tous et toutes plongés. Il nous est dorénavant impossible
de contredire ce fait, celui-ci nous rentrant dedans à une vitesse phénoménale.
Il est manifeste que nous, l’espèce
humaine, avons profondément dérégler le cycle naturel de la Terre. Dès le
moment où nous nous sommes rendu compte du pouvoir que nous pouvions exercer
sur notre environnement, nous en avons tiré profit... peut-être même un peu
trop. Nous en sommes venu à, non seulement prendre avantage de ce qui nous
était offert de notre planète à titre gracieux, mais aussi à faire violence à
celle-ci, à bouffer toutes ses ressources comme si nous en étions dignes, et
cela, sans même nous soucier des effets possibles de nos agissements, qu’ils
soient réversibles ou irréversibles. Comme il a été mentionné dans le
cours de ce matin, je crois pertinemment que l’humain est beaucoup trop préoccupé
par son confort et par les avantages immédiats qu’il obtient qu’il soit
pour lui quasi impossible de parvenir à modifier ses habitudes, de là
l’importance capitale de l’éducation et de la sensibilisation afin de contrer
le problème. Pourquoi avons-nous choisi cette voie d’évolution? Comme Simon l’a
si bien dit, tout simplement parce qu’il s’agissait de la plus facile.
Sommes-nous lâches, ou avons-nous peur?
Sur l’image que j’ai publiée sur mon blogue
le 30 avril, nous pouvons lire : « Assuming
present trends continue, the odds are quite good that we’ll become the
best-informed extinct species on the planet! » La plus longue vidéo fait aussi état de cela. En fait, plus
nous semblons être informés, moins nous semblons agir en conséquence... Mais
pourquoi? Réalistement, nous sommes des prisonniers. Le progrès forme les
barreaux, ceux que nous avons nous-mêmes créés en désirant toujours davantage,
du non nécessaire. Nous attendons patiemment la pendaison. Nous préférons
continuer de regarder par la petite fenêtre de notre cellule et continuer de
nous répéter à quel point le paysage est beau, plutôt que de prendre notre
situation en main et de lutter afin de remporter la bataille. Même si nous
sommes les seuls et uniques coupables, peut-être méritons-nous une seconde
chance... Je crois que nous avons peut-être la possibilité de nous en sortir si
nous agissons immédiatement. Sinon, le pire se produira et ce sera uniquement de
notre faute.
Pour moi, l’ère suivant celle de l’anthropocène
est beaucoup trop éloignée pour que j’y réfléchisse de façon sérieuse. Puisque
nous avons une tonne de problèmes à surmonter et une foule de défis auxquels
nous sommes confrontés, il vaut mieux, à mon avis, se concentrer uniquement sur
la situation présente. Mais est-ce que nous comprenons réellement ce qui nous
arrive ou pas? Serons-nous en mesure de trouver des solutions efficaces?
Croyez-vous qu’il y a de l’espoir?
Croyez-vous que cette fin est, à la fois, un renouveau?
Je trouve intéressant le commentaire que
Myriam a livré durant l’une de nos discussions. Elle a affirmé que, de son
point de vue, beaucoup d’individus se concentraient exclusivement à vivre leur vie
et que plusieurs familles tentaient, tout simplement, d’arriver à gagner suffisamment
d’argent pour se nourrir et se loger. Certains refusent de se compliquer
l’existence avec ce genre de questions, puisqu’ils ont déjà beaucoup à faire et
parce que les impacts concernent plutôt les générations futures. Étant
présentement étudiante à l’Université, je dois avouer que je ne suis pas mieux
qu’un autre. Je me concentre principalement sur mes résultats et je fais de mon
mieux afin de réussir. Oui, je me préoccupe de l’environnement, de la planète,
je recycle, je composte, etc. Mais j’aime tout de même la vie que je mène, mon
confort, ma voiture... Je dois ajouter que j’ai trouvé le concept de décroissance
très intéressant, mais je me demande à quel point nous allons devoir « décroisser » pour parvenir à
un résultat qui pourra, idéalement, nous sauver.
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